19 janvier 2009
Règlement de compte (1)
Samedi soir :
Je viens de me faire flinguer... en direct live pour les voisins ! Enfin en stéréo, son dolby surround THX, les murs sont fins ! Depuis quelques temps, c'est "Plus belle la vie" pour eux....
Quelques calmants, 4 ou 5 whiskys et quelques bières plus tard pour lui...
suite à un nouveau désaccord homme-femme...
Quelques destressants homéopathiques, heures de marche et une CB cramée plus tard pour moi...
je regagne mes/ses pénates et voilà le face-à-face tant redouté.
Avant de partir faire des trucs de fille, à savoir dépenser de l'argent pour oublier, vu qu'il avait signifié son besoin de se calmer et de ne pas m'accompagner, je lui ai laissé une petite missive, lui indiquant clairement où j'en étais et ce dont j'avais besoin "un engagement de sa part quel qu'il soit" pour continuer à m'investir comme je le faisais dans notre relation.
La réponse est tombée sonnante et trébuchante "je t'aime, mais je ne peux te donner plus que ce que je fais aujourd'hui"... et bam... dans ta face Hay, dans ta petite face... Il m'a donc semblé évident (dans mon fonctionnement) qu' "une petite pause s'impose"... et j'ai vu déferler sur moi une vague, que dis-je un tsunami, d'insultes, de colère (noire), d'amertumes, de rancœurs et de méchancetés gratuites. La pire étant : "vous êtes toutes pareilles, vous les femmes, manipulatrices, conspiratrices et menteuses".........................
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J'ai pas moufté... j'ai pleuré... de grosses larmes de crocodile bien lourdes... ah si, j'ai poussé le vice jusqu'à lui tendre la joue pour qu'il puisse se défouler... violences verbales ou physiques je n'étais plus à ça prêt ! (il n'en a rien fait...ouf !!!)
Je crois que jamais on ne m'a dépeins de la sorte, jamais au grand jamais quelqu'un s'est senti aussi mal pour déverser autant de bile sur ma petite personne. Il dit que c'est parce que lui, il est le seul à avoir eu les corones de le faire... J'ai notamment découvert que je n'étais personne, que je me donnais des droits que je n'avais pas, et que j'étais une conspiratrice sournoise dont le seul but dans la vie était de contrôler l'autre, que je n'étais pas à la hauteur de sa confiance.
Le but de ma lettre, à la base, était de dire clairement où j'en étais parce que mon désespoir actuel est tel, que j'avais besoin de provoquer une réponse négative ou positive qui me permettrais de faire le meilleur choix pour moi, plus pour nous, fait belle lurette que je n'arrive plus à voir le nous. Et me voilà transformée en Adolf en jupon ! La comparaison est loin d'être glamour, je n'ai pas de moustache !!!! :)
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J'ai donc acquiescé et joué le rôle d'une éponge : "oui tu as raison, je ne suis personne, je suis une vile manipulatrice, tout est de ma faute si nous en sommes là, je suis vilaine, idiote, dépendante, tu es libre de faire ce que bon te semble, sans avoir à rendre de compte à personne, tu fais ce que tu veux, comme tu le veux sans AUCUNE contrainte ni obligation, et surtout ne pas assumer la conséquences de tes actes..." évidemment puisqu'incapable de me donner les repères que je lui demande depuis 6 mois, j'ai opté pour le repli stratégique vers les miens, ceux qui existaient avant lui et que j'avais perdu depuis... c'est-à-dire ma vie d'avant !


