06 janvier 2009
En vaut-il la peine ?
Pour rebondir sur les propos de ma camette... changer pour quelqu'un... admettons qu'on puisse le faire...
Dans une dynamique de remise en question et de changement de tout le fonctionnement d'une personne, conditionnée par une éducation, une expérience, des bonheurs, des malheurs et des attentes, on pose des marques pour savoir se repérer et ne pas se perdre de vue totalement.
Après la décision initiale "oui je vais changer", il faut positiver un maximum, et voir le bon côté des choses... pourquoi pas commencer par l'expression de ses sentiments de façon impromptue et spontanée, au moment où l'autre s'y attend le moins... juste comme ça... sans attendre de réponse, sans rien demander en retour. Juste pour le plaisir de le dire et de l'exprimer.
Moi : "je t'aime ^_^"
Lui : "ah bon ? comme ça ? à sec ? :D"
Je crois qu'un tel niveau de connerie se passe de tout commentaire, vraiment...
Commentaires
Hé bé... quel début d'année...
En fait, je me dis que tu hésites entre 2 façon de vivre le couple, l'ancienne et la nouvelle.
L'ancienne, c'est celle de nos arrière-grands-parents où la femme ne travaillant pas hormis au foyer, elle avait besoin d'un homme pour alimenter le-dit foyer en victuailles et le gérer en bonne ménagère (on dit aujourd'hui manager, héhé). Elle ne se posait pas la question de l'amour, de la passion, du respect, elle avait besoin, elle en cherchait un bon (un bon mari, un bon parti pour d'autres) et s'y tenait, le divorce ou la solitude étant très mal vus (à lire : Qui j'ose aimer d'Hervé Bazin...).
Et il y a la nouvelle, où les nouvelles femmes, équipées de corones ont pourtant encore besoin de voir se prolonger leur rêves de gamines, elles, si belles princesses attendant le prince charmant, si beau... Bon, l'histoire dit seulement qu'ils vécurent heureux (qui le dit ?elle ? lui ? sa mère ?) et eurent beaucoup d'enfants (qui les élève ? elle ? lui ? sa mère ?). Aujourd'hui les filles veulent avoir une vie à elles, un travail (le travail appelé par le besoin de victuailles a désormais remplacé le mari, donc on supporte aujourd'hui un travail comme on supportait hier un mari... et on cherche un bon travail comme on cherchait un bon mari, on fait des études comme on apprenait à bien tenir la maison...) ce qui forme l'indépendance de corps et d'esprit... mais elles veulent aussi l'amour.
Alors de 2 choses l'une pour les concessions qu'il faut nécessairement faire au sein d'un couple :
- soit on fait comme au bon vieux temps où la nécessité nous accrochait l'un à l'autre et y en a un(e) qui fait nécessairement plus de concessions que l'autre... mais l'maour n'est pas en jeu car c'est une relation de besoin réciproque, la plus saine par ailleurs parce que c'est clair.
- soit chacun fait autant de concessions que l'autre... et qui compte les points ? C'est cette mesure qui est délicate, car pour imaginer que l'autre prend bien toute la mesure des concessions qu'on fait, il faut faire en sorte qu'il s'en rende compte, c'est-à-dire faire un tableau avec/sans ... c'est pas vraiment de la vie de couple, mais plutôt un bilan comptable permanent...
- soit on tombe direct sur la personne qui est parfaite comme elle est...
=> pour moi, c'est 1 ou 3, la 2 demandant trop d'effort pour contraindre une situation qui n'est pas "naturelle".
bon... ben bonne année Hay !
@gim :
bien vrai tout ça... je ne peux que tomber d'accord ! :)
la 2... c'est pour ceux qui estiment que l'autre n'en vaut pas la peine... et c'est ce qui est le plus compliqué à gérer ! parce qu'on lui demande de changer...


