Petites histoires d'une petite vie

En quelques mots, des petites histoires sur moi, ma vie, les gens qui m'entourent. Envie d'écrire au moment ou je le pense mes pensées du moment, mes coups de gueule, mes opinions...

14 mai 2008

Mon amour, je t’aime… mais je pars !

J’ai envie de te faire une dernière fois l’amour, te dire au revoir à ma façon…
Je m’efface pour que tu vives ce que tu as à vivre, que tu sois heureux. Et la vie est une chienne, ce ne sera pas avec moi.
Alors que tout allait bien entre nous, qu’on y allait, que tu t’attachais, que la vie nous promettait ce bonheur à deux, comme tu dis "tu étais le plus heureux des hommes à mes côtés". Tu as rencontré une personne qui t’as captivée. C’est spirituel, pas physique et tu ne voulais pas me trahir. D’ailleurs tu m’as juré qu’il ne s’était rien passé.
J’apprécie ton honnêteté, j’ai apprécié que tu me demandes d’en parler face à face, j’ai apprécié le fait qu’on ne se soit pas déchiré. Je me suis calmée depuis que tu me l’as annoncé. J’aurais préféré te détester, mais c’est au-dessus de mes forces, je n’y arrive pas. Mes larmes ont coulé, ça faisait des années que cela ne m’était pas arrivé.
Tu m’as pris dans tes bras, tu m’as serrée de toutes tes forces, tu souffrais de ma douleur : « Pourquoi là encore j’ai l’impression que tu agis comme si tu tenais à moi ? » t’ai-je dit. « Mais parce que je tiens à toi… » m'as-tu répondu. Je ne comprends plus rien, mais ma décision est prise. Tu ne veux pas dire au revoir, encore moins adieu, mais je n’ai pas le choix.

Puis je me suis calmée, je me suis remise à sourire, car si c’est la dernière fois que tu me vois, je veux que tu gardes ce souvenir-là de moi. Nous avons finalement mangé et ris tous les 2 comme si de rien n’était. C’est dingue cette complicité que nous avons, c’était tellement beau, simple, naturel, sincère et spontané nous deux. Pourquoi es-tu sorti dimanche ? C’est le hasard de la vie… elle aussi je voudrais la haïr cette chienne de vie… mais je ne peux pas, je l’aime trop.

Alors cette nuit nous avons fait l’amour. Tu as cru que je voulais te manipuler, je ne suis pas comme ça, trop entière, trop aimante. Mon cœur ne peut pas manipuler quand j’aime. Et puis tu as ronflé, je n’arrivais pas à dormir et à 2h30, je suis sortie sur le balcon, j’ai pris un papier et un crayon, j’ai allumé une cigarette et je t’ai écrit principalement que je te souhaitais d’être heureux. Je n’ai fermé la porte à rien, il m’était impossible de te dire au revoir au petit matin et de voir tes yeux tous tristes.

T’en fais pas bébé, je vais bien, je suis une éternelle heureuse, même en ce moment, parce que j’ai respecté notre histoire aussi courte fut-elle, je nous ai respecté nous et moi surtout. En partant ainsi, je vais peut-être semer le doute en toi… je me bats avec mes armes, celle de la douceur et de la tendresse que je te porte. Et je sais que tu reviendras, mais ce jour-là, il n’est pas dit que je sois disponible pour nous.

Tu seras un de mes plus beaux souvenirs, celui d’un homme qui a permis à une femme de savoir que ça pouvait lui arriver à nouveau. Je n’attends plus rien de nous, car je crois que nous avons visité l’éventail complet des émotions, de ce qu’on appelle le bonheur.

Mon amour, je t’aime, et c’est dur mais je m’en vais.

Je t’embrasse de tout mon cœur.

Posté par hayyate à 12:39 - Commentaires [4] - Permalien [#]



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