12 mai 2008
Hay... is back !!! :D
Me revoilou les petits lou... eu envie par ce beau temps et ces jours feriés à ne rien faire, d'écrire un peu...
Gros besoin d'écrire en fait… :-° Déjà d’une je m’ennuie un peu, je ne sais pas quoi faire aujourd’hui. Pour une hyperactive, le calme me fait bizarre, je ressens aussi une certaine solitude ! Ces derniers mois/jours ont été assez chargés en émotions pour la petite blasée que je suis ! :D
Il fait beau j’aurais pu aller au club de sport et me dorer la pilule toute l’après-midi, mais il y a trop de monde et aucun transat de disponible… et en plus une partie de mes clients ne sont pas en congés aujourd’hui alors je reste disponible de chez moi !
Grand déballage, j’ai fait le tour de ma garde-robe d’été… aïe, 75% de mes fringues sont 10 fois trop grandes, ça va me coûter un bras c’t’affaire…
Petite hayyouta va bien… elle s’est remise de ces tribulations au bloc opératoire et reprend un rythme de vie « normal » s’il peut être possible avec moi que les choses soient normales… hum… j’ai mis un terme à ma longue période d’abstinence. Tout à commencer par une rencontre, jeune homme charmant, mais… puis une autre, garçon sympathique, mais… puis un troisième homme, mignon, gentil, gentleman, romantique, grand, doux, tendre, attentionné, passionné et là, le mais vient de moi…
J’ai décidé de profiter de la vie, de ma vie retrouvée, de m’amuser et peut-être que la vie me sourira en retour… sauf que voilà, je ne lâche rien, je donne, mais ne dis rien, je ne veux rien dire, aimer pour moi signifie tant de douleurs qui effacent les vrais bons moments… j’ai peur, car déjà je m’attache à ce jeune homme.
Nous nous sommes rencontrés et à la suite de cette soirée nous ne nous sommes pas quittés pendant 4 jours et 4 nuits… je me sentais bien, en confiance, pas envie de me prendre la tête, et voilà que lui me pousse dans mes retranchements.
Lui : « On joue à un jeu depuis 3 jours, mais on n’a pas établi les règles… quelles sont tes règles ? »
Moi (si seulement je savais) : « Je suis bien avec toi, prends ce que je te donne sans chercher à comprendre ni essayer de voir ce qui se cache derrière. J’ai été franche et sincère dès le départ, je ne suis pas fan des aventures sans lendemain, et je ne ferme la porte à aucune expérience si elle me fait du bien, au cœur au corps et à la tête. »
J’ai pleuré de rage, putain de fierté, que voulait-il entendre ? Que je l’aimais… déjà ? Je ne peux pas…
Lui : « Ta dernière histoire t’as abîmée, ça se sent quand tu en parles. Mais tu vis dans le passé Hayyate, depuis combien de temps ton histoire est-elle terminée ? »
Moi : « 4, 5, 6 ans, je ne sais plus… »
Lui : « Ça date quand même. Et tu n’as jamais redit « je t’aime » à quelqu’un depuis ? »
Moi : « Mais que veux-tu que je te dise ? Tu veux quoi que je t’aime toi, pourquoi tu me fais ça. Ça me prend la tête… »
Lui (me prenant dans ses bras) : « Viens là… je veux pas te faire pleurer, mais j’ai jamais vu une femme aussi « testiculée »… t’as une putain de fierté. Tu réagis comme un mec ! Même si tu as des sentiments pour quelqu’un tu ne le dis pas hein ? Tu gardes tout pour toi ?... »
Moi : « Oui c’est comme ça… jusqu’au jour où… je trouverai le courage de l’avouer à la personne concernée. »
Lui : « Mais c’est super égoïste de garder tout pour toi… tu ne te dis jamais, que la personne aussi a besoin de savoir les choses pour vivre pleinement la relation ? »
Moi : « Tu parles pour toi là ? »
Lui : « Oui, mais aussi en général… on discute là, on échange, y’a pas de piège. »
Moi : « Prends ce que je te donne, on a bien assez le temps d’en reparler et de se livrer… c’est trop tôt, je ne veux pas m’éparpiller… »
Lui : « D’accord… aller viens près de moi et arrête de bouder… »
Ce que j’ai fait… cet homme m’apaise. Cette discussion a eu lieu il y a 1 semaine… depuis, nous nous sommes revu 2 fois cette semaine. A sa demande, puis à la mienne… mais nous n’en avons pas reparler. Lors d’une de nos discussions sur msn cette semaine, il m’a testé. M’a parlé d’un rendez-vous avec une dame qui venait du sud. J’ai pris la chose au pied de la lettre, et ma réaction a été immédiate. J’étais jalouse et il l’a bien vu… Il m’a rassuré, c’était un RDV pro ! Et merde, je me suis faite avoir.
Ce premier week-end que nous avons passé tous les deux est marqué d‘une pierre blanche dans ma tête. Seulement, ce week-end-ci nous n’avons pas passé tout notre temps libre ensemble… le contraste me fait mal. Je m’attache à lui, je ne devrais peut-être pas, c’est trop tôt et surtout, je ne laisse rien transpirer. Pourtant lui m’a écouté… les actes plutôt que les paroles mais il essaie de cerner qui je suis, et comment je fonctionne. Il avoue même que je ne suis pas évidente à comprendre. Il interprète le moindre de mes faits et gestes, parfois à tort mais souvent à raison. Et là je le sens prendre un peu de distance… comment suis-je supposée réagir ?
Une chose est sûre, je n’ai pas envie de le perdre par mes agissements ou mes manques d’action, et c ce qui me fait peur en ce moment, en faire trop ou pas assez… je reste naturelle du mieux que je peux, mais ce contrôl de mes pulsions m'empêche d'être moi-même… et il le sent, j'en suis sûre ! Pourquoi je fous tout en l'air à chaque fois ? Il m’a appelé tout à l’heure, c’est qu’il pense à moi…
À suivre donc… :)
20 février 2008
No more stress........... pléaze ! :-S
Don't wanna work today,
Maybe I just wanna stay,
Just take it easy cause there's no stress.
I know it's not an other crime,
Something pleasure in my mind,
Nothing can cause me destressed.
I taxe my baby on her phone,
How to get her sexy body on?
That's the way I wanna spend my day.
Got to find another "bide",
Cause I don't wanna waist my time
I don't feel destressed.
It's the kind of "maizing"
I think I'm just crazy (X4)
No need to fight against the feelings,
Beaucause the laught in not depressing.
No stress. (X3)
I don't wanna work today
No Stress / Laurent Wolf
PS : Je ne suis pas morte, je n'ai pas disparu... je suis juste dé-bor-dée... alors please, no stress ! :D
13 janvier 2008
Renaissance d’une femme (3)
La dépêche vient de tomber, les résultats de la lipoaspiration n’ont aucune commune mesure avec d’autres méthodes d’amincissement. Hayyate après un mois et demi de légers efforts alimentaires et une intervention chirurgicale il y a un mois, vient de grimper sur la balance : -6 kilos ! Elle a d’ailleurs pris une journée de congé Mercredi pour courir les boutiques et se trouver de nouveaux pantalons-jupes-robes. Cette perte de poids s’accompagne à 1 mois de l’intervention, d’une perte de 3 cm à la taille, aux fesses, aux genoux, aux mollets et une perte de 8 cm à chaque cuisse et aux hanches… Ce qui correspond à peu près à une taille de pantalon.
Voilà pour le constat, rien de mieux que des chiffres dans un contexte précis pour étayer une argumentation.
Mes proches, principalement mon père a ouvert de grands yeux ronds en me voyant essayer mes nouveaux pantalons-robes-jupes : « Mais j’en reviens pas comment tu as fondu ! » Et oui Papa, moi non plus je n’en reviens pas. Une telle perte de poids en si peu de temps serait passible d’un séjour en hôpital psychiatrique avec suspicion d’anorexie, en temps normal. Et bien, pour le coup, je crois qu’aucune autre méthode ne peut se prévaloir de ce résultat en si peu de temps. Je regarde en arrière et non je ne regrette pas, non la souffrance n’est rien. La douleur que j’ai ressentie après l’intervention est maintenant un lointain souvenir. Et ça en valait la peine, mais il ne faut pas se voiler la face. Les résultats auraient pu être très médiocres si je n’avais pas fait preuve d’une grande VOLONTE surtout en période de fin d’année avec ses grosses bouffes de réveillon, ses boîtes de chocolats et son froid.
Mes agissements soulèvent souvent des commentaires de mes proches, alors imaginez des gens qui ne sont pas des «proches». Celui-ci tenu secret pour plus de sérénité au début, a soulevé des débats animés parmi mon entourage.
Il y a ceux qui ne comprennent pas que l’on s’inflige une telle douleur, que l’on meurtrisse son corps et que l’on prenne de tels risques sciemment.
Il y a ceux (les hommes principalement) qui ne comprennent pas pourquoi, ils ne voient pas ce qui cloche dans votre physique, ils disent que vous êtes bien comme ça.
Il y a ceux qui jouent les mauvais conseilleurs et qui soutiennent dans leur haute connaissance de la vie et des choses qu’un peu de volonté aurait arrangé les choses sans en passer par cette solution de « facilité ».
Et il y a ceux, qui m’ont vu galérer pour trouver un pantalon parce que c’était soit trop grand à la taille, soit trop grand tout court, soit il fallait carrément prendre une taille au-dessus… ceux-là même m’ont vu pleurer à force de restrictions alimentaires à répétition pendant toute mon adolescence, à force de mesquineries enfantines, à force de jugements sans savoir et de préjugés imbéciles…
C'est pour certains une solution de facilité que d'utiliser la chirurgie. Petit résumé de mes antécédents pour vous éviter la lecture de cette dernière année bloguesque :
Je suis une femme à qui tout profite, depuis toute petite je fais des régimes et le YOYO je connais par coeur. J'ai pesé un peu plus de 90 kilos à mes 21 ans, puis sans faire de régime, sans puiser AUCUNE VOLONTÉ, j'ai perdu 25 kilos. J'ai tenu le cap pendant 8 ans et suis même descendue sous la barre des 60 kilos, suite à une rupture sentimentale. Et la volonté était bien là. La volonté de garder ce que le ciel m'avait permis d'obtenir sans trop de sacrifice. Les sacrifices, je les ai fait après pas pendant. Néanmoins, lorsque je pesais 59 kilos, j'étais maigre du haut, mais je restais ronde du bas. Savez-vous ce que c'est de ressembler à un cadavre alors que vous ne rentrez toujours pas dans un 40 ? Ma silhouette bien qu'amaigrie n'était toujours pas harmonieuse. Et même à cette époque, je ne supportais pas de me montrer en maillot de bain. Syndrôme psychologique de l'ancienne grosse qui n'arrive pas à voir son nouveau corps ou bien morphologie ingrate due à l'hérédité ?
Je ne cherche pas à ressembler à une planche à pain, le chirurgien l'a bien compris. Je suis une femme « ronde » dans sa tête, les rondeurs sont pour moi synonymes de charme, de féminité et de volupté. J'ai toujours assumé mes rondeurs, mais j'ai décidé qu'à 30 ans, puisque la situation me le permettait, je gommerai enfin ces imperfections qui peut-être ne dérangent que moi. Le psy qui m'a suivi toute cette année dit qu'il faut que j'en passe par là pour ouvrir les yeux. Et s'il est vrai qu'il existe d'autres solutions, que j'ai d'ailleurs toutes essayé, je les laisse aux autres. C'est ma solution, et ma réelle volonté il y a 1 mois, était de ne pas partir en courant de la clinique et d'assumer une fois de plus mes décisions.
Le chirurgien m'a permis 15 jours avant l'opération de « mettre la machine en route ». D'un de commencer à reprendre des habitudes alimentaires exemplaires ; de deux, me préparer aux changements qui allaient s'opérer : mon physique, ma façon de me percevoir et donc les conséquences sur ma vie quotidienne.
Cette décision était la meilleure que j’ai prise depuis des années, parce que malgré la souffrance, 2 semaines de douleur contre toute une vie de frustrations, de mauvaise opinion de soi-même, de complexes, d’isolement et d’efforts non-stop. Et bien OUI, cela en valait la chandelle. 6 kg en moins, et je ne me suis pas privée, j’ai juste eu ce déclic, qui fait qu’au lieu de se jeter sur la bouffe, la raison a pris possession de mon esprit gourmand. J’ai mangé du chocolat, un de temps en temps mais je n’ai pas fini la boîte… Voilà la différence. Au lieu de manger une pizza entière, j’ai pique un petit morceau à mon voisin, juste histoire d’y goûter, juste pour que mon corps n’oublie pas, juste pour me faire plaisir. Et mon vœu cette année et pour toutes celles qui vont suivre (outre le fait de rencontrer enfin un homme « sexrieux » :D), sera de garder le cap et de protéger mon capital minceur. De protéger ce que j’ai réussi à obtenir et de ne pas me laisser aller. Parce que notre corps est le réceptacle de nos âmes et qu’il faut en prendre soin.
Mais ce n’est que le début des résultats. Je me suis fixée l’année pour perdre encore du poids et pouvoir dès 2009 arrêter la cigarette. Je me laisse donc quelques kilos de marge en vue de cette nouvelle transformation. Je rassure ceux qui craindraient que j’ai pris le pli de m’amaigrissement morbide, ce n’est pas le cas, j’ai encore de quoi faire. Mon but n’est pas de rentrer dans un 38, mon but est de rester aussi bien dans mon corps qu’aujourd’hui. :D
Adieu le physique à la bouteille d’Orangina, bonjour le physique à la bouteille de Coca !!! :D
02 janvier 2008
2008... On prend la même et on recommence !
Qui dit nouvelle année, dit forcément bonnes résolutions.
Avec ces résolutions, on s'imagine changer et faire ainsi changer les autres !
Quel doux rêve, quel doux fantasme, mais la réalité nous rattrape très très vite.
On prend 2007 et on recommence... les mêmes gens, les mêmes situations... je tourne en rond comme une lionne en cage !
A l'approche de mes 30 balais, mon inconscient m'a poussé à lancer une vague de changements, et je suis en plein dedans.
Ces changements tiennent lieu de résolutions, de buts que je me suis fixés pour avancer au lieu de stagner.
J'ai réalisé des souhaits enfouis au fond de moi depuis des lustres, j'ai enfin osé. Rebelle dans l'âme, certains diront que ma dynamique de changement n'est en fait que l'expression de ma personnalité, rien de neuf puisque je suis une empêcheuse de tourner en rond depuis ma naissance, une emmerdeuse quoi !
• J'ai dis "stop" à voix haute quand on me prenait le choux et qu'on abusait de ma générosité.
• Je me suis ré-inscrite au sport, et j'ai tenu toute l'année. Je me suis donnée une vraie hygiène de vie. Et j'ai reconduit mon abonnement... si si !
• Je me suis fait percer le nez l'été dernier au grand malheur de ma famille. C'est con mais faut que je recommence, j'ai du enlever le bijou pour l'opération et le temps que j'arrive à me trainer chez le pierçeur, le trou était rebouché.
• J'ai réalisé mon rêve, et j'ai subi une lipoaspiration, reste à savoir maintenant ce que donnera le résultat final et l'impact que cette transformation aura sur mon quotidien.
• Je me suis privée par déception, puis par obligation mais aussi par choix, d'affection masculine. Aujourd'hui, je me dis que ça a assez duré. Il faut que ça change. Pas parce que c'est ce qu'attend la société de ma petite personne, mais bel et bien parce que j'en ai envie. Affection, amour, attention... je le vaux bien ! :D
Et une nouvelle idée (pas si nouvelle que ça en fait) me tarode de plus en plus... la prochaine étape à ma réalisation personnelle et à mon épanouissement serait-elle un changement d'orientation professionnel à 180° ?
Je m'explique : mon job me fatigue, ma carrière stagne, mon quotidien au boulot me donne parfois tellement envie de pleurer. Pas facile de gérer une société à 50%. Les directions bicéphales n'ont pas que du bon. J'en ai assez peu parlé cette année, mais 2007 n'a été qu'une longue suite de crises, de grincements de quenottes, de coups de poings/pieds dans les portes/murs (et c'est moi qui les donne). J'ai dû consulté un spécialiste pour m'aider à gérer mon stress et mon hypersensibilité. Et malheureusement je ne vois rien changer. Bon ok, je me suis aperçue que mes hormones aussi étaient coupables. C'est qu'en fait les problèmes remontent à la surface régulièrement, beaucoup trop régulièrement à mon goût et sur tous les fronts, mais souvent le même.
Et cette année rien n'a changé, je donne la main, on me mange le bras. Merde, fais chier. J'en ai marre de me battre pour protéger mes acquis et asseoir ma position. Etant une femme (ok, nous l'avons bien cherché) être l'égale d'un homme au boulot c'est 150% d'efforts en plus. Convaincre, convaincre encore et toujours pour obtenir la reconnaissance que nos amis les hommes obtiennent de façon quasi-spontanée. Et bien je suis fatiguée, à la base j'ai pas demandé à être patronne, malgré mes ambitions, c'était au départ plus une obligation qu'une volonté personnelle. Puis par la force des choses, je n'ai pas vu passer ni les jours, ni les mois, ni les années. Alors mais qu'est-ce qui me retient ?
La peur de l'inconnu, du chômage, de l'échec ? La peur d'être en fait incompétente ailleurs, on ne m'a jamais vraiment reconnue. Je prends ma réussite actuelle comme la conséquence d'une certaine compétence. On me respecte, mais parfois s'entendre dire "t'assure dans ce que tu fais" ça fait du bien. Je puise la reconnaissance ailleurs qu'au sein de ma société, les clients enchantés, les fournisseurs heureux de travailler avec moi, les bonnes rumeurs et le bouche-à-oreille m'aident. Le fait de déranger et d'être connue de mes concurrents aide pas mal aussi. Mais mon binôme, il ne sait pas le dire.
Mes maudits principes m'ont fait resté jusqu'à maintenant, par esprit de sacrifice sans doute, pour mes parents sûrement. Mais j'ai envie de me barrer, de me casser, de vivre ma vie pour moi. Les choses ne changeront pas et moi je n'ai pas envie de subir la situation et de continuer à survivre et à convaincre. J'étouffe...
Mais bon je souhaite tout de même et j'aurai dû commencer par ça
BONNE ANNÉE
BONNE SANTÉ
QUE 2008 VOUS APPORTE À TOUS
PAIX, BONHEUR ET RÉUSSITE
Bisous bisous
Hay !
25 décembre 2007
Renaissance d’une femme (2)
De retour à l’étage, le bel infirmier (Rudy, je crois) a tenté de m’aider à passer du brancard à mon lit. Je me suis redressée, et j’ai glissé mon corps endolorit d’un « récipient » à l’autre ! Le jeune homme me regardait, médusé. En remarquant sa surprise, je lui souris malgré ma tête de folle avec mes cheveux hirsutes et mon visage tout pâle (je sors du bloc, je vous le rappelle) et lui dit : « bah quoi ? vous n’alliez pas y arriver tout seul… Quand je suis réveillée, je suis réveillée ! » Il est à signaler tout de même que pendant tout le trajet bloc-chambre, je roupillais ! :D
Heureusement qu’ils ne m’ont pas shooté au Xanax avant l’anesthésie, parce que je ne sais pas quel délire aurait pu me passer par la tête… Mes petites infirmières m’installent dans mon lit. Dieu ce qu’il était dur pour mon pauvre petit corps meurtri. Il était 17h45, j’avais soif. Une des jeunes femmes me dit que ma mère l’a harcelé toute l’après-midi pour savoir comment cela c’était passé. Elle appelait toutes les ½ heures pour savoir si j’étais remontée. Elle rigolait, c’est une maman, cela se comprend. Oups… Ne sachant pas à quelle heure j’allais être opérée, j’avais dit à tout le monde que ça se passerait le matin. Et bien tout faux. Bien évidemment, comme je roupillais même avant l’opération, je n’avais prévenu personne… D’où mon Oups ! Enfin posée sur mes fesses endolories, j’ai réussi, je ne sais comment, à lui donner le numéro de ma mamoune, qu’elle me passe. J’ai une petite voix, j’ai été intubée, mais tout va bien, j’ai un peu mal, mais ils vont me shooter à la morphine. Je regarde les anges qui m’entourent et je leur dis « Merci ». J’allume la téloche, et je m’endors… C’est surprenant nan ?
Je me réveille, mes parents sont venus me voir un peu avant 20h. J’ai envie de parler, je parle beaucoup d’ailleurs… Je raconte mes aventures au bloc ! Mes parents sont un peu perdus, j’ai une toute petite voix à cause de mon mal de gorge, lui-même causé par l’intubation ! Puis, je vois la petite tête de mon papounet. Il a le visage vide et malgré mes bavardages destinés à les rassurer et me rassurer, prouver que je suis bien en vie quoi, je lis dans ses yeux son inquiétude. Mais surtout le pire de tout, son incompréhension. Je sais ce qu’il se passe dans sa tête « Pourquoi dieu s’est-elle infligée tant de souffrances ? Pourquoi prendre tant de risques, juste pour son aspect physique ? » Les appels téléphoniques de mes proches et amis inquiets fusent. Tout comme mes parents, l’absence de nouvelles avait fait monter l’angoisse en eux. Je ris, je douille aussi, mais je suis vivante et toutes mes peurs préopératoires s’évaporent. Je vais bien, tout c’est bien passé. Je regarde mon papa, et lui dit : « Il y a quelqu’un là-haut qui me protège, j’ai une bonne étoile ! » Il esquisse un sourire.
Tout est arrivé très vite, j’ai beaucoup dormi et d’ailleurs après le départ de mes parents, l’infirmière de nuit me ramène un peu d’eau et une collation pour la nuit. Je me rendors et me réveille à peu près toutes les 2 heures. Je mange une compote vers 2h du matin, mais c’est bien plus par nécessité que par envie. Mon estomac gargouille et crie de faim, mais manger est bien la dernière chose dont j’ai envie. La douleur, l’inconfort… Ce qui me gêne le plus ce sont mes talons engourdis, et je n’arrive pas à trouver la bonne position pour mes jambes. Mais enfin, je trouve et je vais la garder jusqu’à ce que la douleur s’estompe enfin, soit 10 jours après l’opération. Du coup, après une bonne dose de morphine, je finis par sombrer, allongée sur le dos les pattes écartées, comme une grenouille. :D
Pendant la nuit, j’ai eu un accès de compassion pour l’infirmière. 12h de garde seule avec tout un étage de patientes qui sonnent, souffrent et quémandent après le bassin pour faire pipi. C’était mon cas en tout cas. Depuis mon réveil, il m’était impossible d’uriner. Ok je vous donne des détails intimes, mais savez-vous la douleur que procure l’envie de faire pipi sans y arriver ? Connaissez-vous la souffrance d’une cystite ? Et bien, la douleur de l’opération n’était rien à côté de celle-ci. Le matin suivant, même topo. Je pleurais seule dans ma chambre, ni l’infirmière, ni l’aide-soignante ne pouvait soulager cette souffrance. Tant que le chirurgien n’était pas passé, je ne pouvais me lever. J’ai eu ma maman au téléphone, qui devait venir me chercher et je l’ai un peu inquiétée. Les gens sont très mal à l’aise face à l’incapacité et l’impossibilité de calmer la douleur des autres. Excuse-moi maman, je ne voulais pas t’inquiéter.
Et pourtant, l’infirmière me permet vers 10h de me lever, avec son aide et de me diriger vers ma caserne alibaba du moment : les toilettes ! Et là, je me suis enfin sentie libérée et soulagée de ce poids, de cette douleur. Je retourne m’asseoir puis reçois la visite de mon chirurgien.
« Bien mademoiselle hayyate, on peut dire que nous avons aspiré » me dit-il avec un visage surpris et quelque peu désabusé. J’aurais pensé qu’à son âge et avec son expérience, une lipoaspiration était de la routine. Je compris plus tard pourquoi il avait l’air si désappointé. « Nous vous avons retiré 4 litres et demi ! » lâche-t-il, « Tout c’est très bien passé, qualité de peau idéale, sinon nous n’aurions pas enlever autant ». Je souris car comme je l’ai précisé dans un précédent post, lors des consultations préopératoires, le chirurgien peut difficilement vous dire quelle quantité de gras sera retirée. On avait estimé à 2,5 voir 3 litres. Mais 4,5 litres, je ne m’y attendais pas. D’ailleurs, lorsque je m’étais levée, je n’avais pas pensé à me regarder dans la glace pour apprécier le résultat avant que l’œdème ne s’installe. Je regarde mon chirurgien et ne sachant quoi dire, je lance : « Et bien dites donc, vous vous êtes éclaté ! » Il ne s’attendait pas à ce genre de remarque, mais me répond avec le sourire « J’espère en tout cas que le résultat va vous plaire. On a aspiré à fond l’intérieur des cuisses et des jambes. C’est ce que vous souhaitiez ? Et bien c’est fait. Mademoiselle, vous savez, vous avez subi une très grosse lipo, avez-vous prévu un arrêt de travail pour la semaine ? ». Je sais c’est une intervention fatigante, dont la fatigue est proportionnelle à la quantité de graisse aspirée, ce qui signifie en clair que n’ayant que très peu de ressources énergétiques, mon corps allait se fatiguer à puiser ailleurs l’énergie nécessaire à sa récupération. « Je n’ai pas prévu plus de 4 jours, mais je prendrais autant qu’il faut pour récupérer le plus vite possible ! » Aïe, comment allais-je faire avec le boulot ? « C’est mieux me dit-il, et après votre sortie, n’hésitez pas à appeler la clinique et moi-même pour toute question, aussi insignifiante qu’elle paraisse. Bon retour et bonne guérison surtout. Nous nous revoyons dans 1 mois, en attendant, reposez-vous bien. »
Et voilà, 4 litres et demi, et je suis en vie. Je n’avais pas rêvé le résultat, je n’avais pas fantasmé la quantité de gras dont l’équipe du bloc allait m’amputer. J’avais tâché de me préparer à tout ce qui allait précéder mon endormissement, mais rien concernant ce qui allait suivre mon réveil, à part la douleur et la fatigue. Je ne voulais pas me laisser imaginer un résultat, une taille de pantalon, de peur d’être déçue et frustrée. J’attends de voir ce que cela va donner. Après le passage du médecin, je me suis levée, bien décidée à voir ce que 4,5 litres de gras en moins pouvaient donner sur moi. J’ai entrevu le résultat : ma silhouette « à-la-bouteille-d’Orangina » a complètement été modifiée. Des hanches plus menues, des fesses généreuses mais toutes petites par rapport à ce qu’elles étaient avant, des petites cannes avec un boulevard entre les jambes, des mollets un peu déformés par les bas de contention mais nettement plus marqués. Disons que maintenant, mes mollets aussi musclés soient-ils ne sont pas que le prolongement de mes genoux, eux-même étant le prolongement de mes cuisses. Il y a le galbe d’une cuisse, un creux qu’on appelle genou, et le galbe d’un mollet. Je souris au résultat dans la glace, après tant de souffrances, et d’autres à venir, est-ce que cela va en valoir la peine ?
20 décembre 2007
Renaissance d'une femme (1)
J+7… j’émerge ! ☺ Et bien voilà, c’est fait, le plus dur est passé… 7 petits jours me séparent de l’ « épreuve » de ma vie. C’était dur nerveusement, psychologiquement, physiquement.
Tout d’abord, je me suis surprise à dormir comme un bébé la veille. Le soir, j’ai fait une petite prière. J’ai demandé qu’Il me protège, que je me réveille et surtout qu’il n’y ait pas de complications.
Je suis arrivée à jeun à la clinique à 7h30 avec mon papa. J’ai rempli les formalités administratives, pour dire clairement les choses, j’ai rempli les chèques… et je me suis installée dans ma chambre. Première approche à l’étage, l’infirmière est charmante. Première piqûre, on rentre dans le vif du sujet. Les calmants ne sont pas pour maintenant, je ne connais toujours pas l’heure de mon intervention. Le médecin anesthésiste me rend visite. Assez froid comme première rencontre. Je prends ma douche avec la bétadine scrub et j’enfile ma chemise stérile, vous savez celle qui vous laisse les fesses à l’air sans que vous vous en rendiez compte. Les infirmières m’aident à mettre mes super bas de contention. Chouette je vais arriver au bloc avec des simili-bas noirs arrvant à mi-cuisse. Glamour hayyate, sexy en diable ! Je me couche, et en attendant la visite du chirurgien, je patiente, puis m’endors ! Les infirmières se marrent, j’ai 2 de tension, l’estomac qui gargouille, mais je suis calme. En effet, je ne suis ni stressée ni angoissée ni quoi que ce soit ! À tel point que je roupille…
Vers 11h30, un brancardier très gentil vient me chercher… Euh, problème, le chirurgien n’est pas encore passé et je n’ai pas pris mes cachetons pour être dans les vaps et éviter de réaliser ce qui va m’arriver. Vous savez le truc qui fait que je ne vais me rendre compte de rien ! Il appelle le bloc, le chirurgien a besoin de moi consciente afin de pouvoir faire les photos et les dessins. Super mais en attendant moi, je vais tout voir… noooooooon, pas ça ! Dans l’ascenseur qui mène au bloc, le brancardier lit mon inquiétude dans mes yeux… « Tout va bien se passer, ne vous inquiétez pas ! Mais vous avez des yeux verts magnifiques… » Il m’arrache alors un sourire mais surtout une grosse larme de crocodile. Elle a coulé toute seule, je ne me suis pas mis à brailler comme un mioche, non non, elle a roulé, lourde d’inquiétude, sur ma joue. Le brancardier m’a alors caressé la joue d’un geste tendre « Vous allez voir, si vous rentrez au bloc avec le sourire, vous en sortirez avec le sourire ! » J’ai attendu dans un couloir, les bips des appareils et les voix des médecins en fond sonore. Pas très rassurant tout ça… j’ai pleuré seule sur mon brancard, au chaud sous leur couverture en plastique doré… j’avais peur mais en même temps je me sentais très calme. Un autre infirmier est venu me rassurer. J’ai eu beaucoup de sourires et de compassion au bloc, enfin tout le temps où j’étais éveillée. Puis, on m’a mené dans le bloc, où j’ai vu un nouvel anesthésiste. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de monde au bloc pour ce genre d’opération. Très gentil et plein de compassion ce Monsieur aussi. « Gérard, va falloir utiliser ton dermojet avec la d’moiselle, elle a l’air très angoissée… » J’ai senti un courant d’air sur ma main et un pssshit. Je n’ai pas eu mal, mais j’ai dit « Aïe ». Ils ont rigolé, et moi aussi ! En fait ils m’ont endormi la main pour pouvoir poser la perf de l’anesthésie générale… c’est comique non ? Gérard, mon anesthésiste m’a dit « Alors, voyez, vous n’avez rien senti ???? Bon ok, je suis naturellement bon, mais faut pas trop me le répéter !! » Cet homme si froid lors de notre première rencontre, se révèle être un vrai bout-en-train. Je ne suis pas de ceux ou celles qui considèrent les médecins comme des Dieux, bien que pour beaucoup ils tiennent des vies entre leurs mains. La médecine est pour moi l’un des plus beaux métiers du monde, mais je n’avais pas le cœur suffisamment accroché pour supporter la vue du sang de façon répétée, j’ai donc laissé ma place à ceux pour lesquels s’était une véritable vocation. Je respecte et estime énormément leur travail, et il est vrai que les voir simples et pleins d’humour les rend aussi plus humains. Et je ne saurais comment expliquer, mais le sentiment que j’ai eu en prenant conscience de cela m’a rassuré.
Mon chirurgien est arrivé pendant que l’anesthésiste tripatouillait l’énorme seringue remplie d’un liquide épais blanc… la solution qui allait m’emmener ailleurs, je sais pas où mais ailleurs ! Je me suis levée armée de ma perf’, il m’a demandé de me dénuder après avoir fait sortir tous ces messieurs. Il m’a pris en photo : recto, verso, de profil. Puis il a brandit un marqueur indélébile vert… et il a dessiné des trucs sur ma peau. Il a bataillé encore une fois avec mon mollet de footballeur pour trouver le gras. J’ai dû alors me remettre dans la position qui me permettait de pincer ma graisse mollesque ! Il a rigolé « ah oui, c’est vrai… ». Je suis remontée sur la table, on m’a posé le masque à oxygène près du menton, on m’a injecté le liquide blanchâtre, j’ai souris à tous ces visages enjoués baissés sur moi et pffffffffffttt plus rien…
Je me suis réveillée, je ne sais pas comment… il paraît que je me marrais ! Malgré mes 10 années de cigarettes et l’intubation, je n’ai pas toussé. Un rêve de patiente paraît-il ! Vous savez comme on dit d’un nourrisson qui est très calme et qui fait bien ses nuits, et bien je me sentais comme l’enfant bien sage et tout gentil. J’ai dit « J’ai soif »… on m’a collé un coton imbibé d’eau sur la bouche… J’ai dit « Merci merci merci » on m’a souris. Je me suis mise à claquer des dents et à grelotter. On m’a drappée d’une couverture chauffante. J’ai dit « Merci merci merci ». Puis je me suis rendormie. En salle de réveil/réanimation, j’étais bloquée entre 2 autres brancards. Les occupants changeaient régulièrement sauf moi. J’ai regardé à gauche, la dame avait les yeux grands ouverts, je lui ai souris. J’ai regardé à droite, la dame dormait à points fermés. J’ai regardé l’infirmière, lui ai souris, j’ai dit « Merci » et me suis rendormie. Je voyais l’horloge au mur, elle indiquait 16h00 puis 17h00. J’ai rouvert les yeux, j’ai dit « J’ai mal à la gorge » l’infirmière m’a dit « C’est normal, vous avez été intubée. » A moi de répondre, « intubée ????? ». Elle me sourit, vérifie ma tension et que je suis bien couverte. Je lui dis « Merci » puis me rendors. A 17h30, éveillée je garde enfin les yeux définitivement ouverts. Je n’ai pas mal. Je demande à l’infirmière comment s’est passé mon réveil parce que je ne m’en souviens pas. « Parfait, vous vous portez comme un charme, une vraie santé que vous avez là ! » Je la regarde, et lui dit « Je suis désolée, j’ai dû vous saouler avec mes mercis ». La dame rit et me répond « De ma vie, je crois que jamais on ne m’a dit autant merci »… Je lui ai répondu « Et bien, je sais c’est votre job, votre visage est la lumière qui a guidé mon réveil et vous avez pris soin de moi avec tellement d’attention. Je ne peux vous dire que Merci du fond du cœur ». Pendant que le brancardier me ramène à ma chambre, je me tourne une dernière fois vers elle les larmes aux yeux et lui crie : « merci merci merci ». Elle était très émue à ce que je me souviens, l’infirmier riait. Je suis restée presque autant de temps au bloc qu’en salle de réveil… la marmotte hayyate a encore sévit. Ils m’ont laissé tranquillement roupiller avant de me remonter ! :D
Relater ce soir toutes mes aventures me donne envie de pleurer. Je suis émue par l’épreuve (consentante) que je viens de traverser et de l’humanité des gens qui se trouvaient sur le chemin. Quand je vous dis que c’est dur, ce n’est pas la souffrance qui fait pleurer, c’est la prise de conscience des risques, des conséquences et de la portée de cet acte… quand je parle de cette transformation, j’ai une boule dans la gorge et les grosses larmes de crocodile menacent de s’échapper.
............................... (à suivre)
16 décembre 2007
Oh putain...
... j'ai mal au cul!....
J+2 ça fait mal, et personne ne peut être préparé à cette douleur.
Je ne parlerai pas beaucoup ce soir, je suis en plein syndrôme post-opératoire... donc pas une super compagnie!
@++++
13 décembre 2007
HOP HOP HOP… J’AI LES CHOCOTTES !!!! (3)
J-1
J'ai peur... mais en même temps, j'ai tellement de travail que j'y pense très peu. Le stress pré-opératoire se confond facilement avec le stress du travail. Et pourtant, je suis sur les nerfs. Certains qui comprennent ma démarche me disent que c'est normal et justifié, les autres qui ne comprennent pas ou qui s'en foutent, disons le clairement, bizarrement sont ceux contre lesquels je m'insurge ! Comme c'est bizarre, je m’énerve quand on me ramène un sandwich au lieu d’une salade... ou quand on laisse traîner bien en évidence une boîte de chocolats… ;-) J’ai quand même eu la sensation de ne pas être écoutée et considérée, j’ai trouvé ce geste inhumain, soit la personne n’est pas fufute, soit elle le fait exprès, soit le pire de tout elle s’en fout royalement. Cela vous surprend si je vous dit que cette personne est celle-là même qui dit que je la rabaisse ????? Et moi qui n’arrête pas de faire des efforts avec la cigarette en sa présence, depuis qu’elle a arrêté. Trop bonne, trop conne… hommes ou femmes, il est parfois difficile d’avoir le juste retour de considération et de respect de ses semblables en ce bas monde.
La frustration ressentie lorsque mon chirurgien m'a demandé de perdre 2kg avant l'opération est bien loin. J'avais peur de craquer le week-end, car étant à la maison, le frigo était à porter de main... et bien en fait, je me suis surprise à faire attention naturellement. Je compte mes calories ingurgitées par jour. J'ai modifié inconsciemment mes habitudes alimentaires, et la fine du haut recommence déjà à sévir... je viens de découvrir que mes côtes sont encore plus visibles qu'avant, et je n’ai plus de ventre. Je fonds et c'est pour moi tout naturel. Je ne me sens même pas privées de quoi que ce soit. Je pense que c’était ça qu’il appelait mettre la machine en route.
Pour quelqu'un qui a l'habitude depuis toute petite de courir autour du bureau du médecin pour ne pas se faire vacciner parce que peur de la piqûre, on peut dire que je tiens la route. Souvenez-vous de l'état dans lequel j'étais lorsque je me suis fait percer le nez cet été !!!! Je suis quand même surprise de l'attention autour de moi. C'est dans ces moments-là que vous vous rendez compte des gens qui tiennent vraiment à vous. Mes ami(e)s les plus proches comptent avec moi les jours qui me rapprochent un peu plus de la transformation. Je suis touchée, émue et cela me donne envie de me réveiller après l'opération. :D
Alors à quoi bon craindre quelque chose... demain matin à 7h30, à jeûn, je prendrai mes quartiers pour 24h à la clinique.
30 novembre 2007
Déroutant...
... au détour de mes soirées de surf, je découvre des petites perles, passez moi l'expression.
Première réaction : rires
Deuxième réaction : "mon dieu" il a osé
Et enfin, c'est pathétique...
TU PUES DU CUL / Francky Vincent
Lyrics :
Ça chlingue qu'est ce que ça chlingue chez moi chérie.. putain
Quand je suis chez moi, je bouffe que des choses saines
En regardant avec Hélène quelques films obsènes
Elle me dit que l'ambiance ce soir elle est malsaine
Je lui dit ferme ta grande gueule Hélène
au supermarché je prend , tout c'qui est biologique
Je fais dans l'estétique et dans la diététique
Elle bouffe des hamburgers des hot dogs des sandwichs au thon
Du mou et des acras des merguezs et du mouton
Et après qu'est c'qui s'passe ?
Tu pues du cul, bis
Tu pues du cul, bis
Tu pues du cul, bis
Tu pues du cul, bis
Prout ça pue, bis
Prout ça pue, bis
Prout ça pue, bis
Prout ça pue, bis
Quand J'digère ça passe comme une lettre à la poste
Mon diner ce soir était à base de toast
Elle s'est foutue dans la bedaine du chili... con carné
Je regarde la télé avec Hélène elle ne fait que dégager
Prout prout prout prout prout prout j'en ais marre de tes prouts
Essais de manger comme moi chérie pour mieu digérer
Qu'on soit dans le salon dans la cuisine ou dans la salle à manger
C'est toujours la même ambiance Hélène, tu ne fais que dégager
Tu pues du cul, bis
Tu pues du cul, bis
Tu pues du cul, bis
Tu pues du cul, bis
Prout ça pue, bis
Prout ça pue, bis
Prout ça pue, bis
Prout ça pue, bis
Un p'tit conseil ... Hélène
Mange des choses saines... Hélène
Un p'tit conseil ... Hélène
Mange des choses saines... Hélène
Hélène Hélène
Hélène bouffe de la merde
Hélène Hélène
Hélène bouffe de la merde
Un p'tit conseil ... Hélène
Un p'tit conseil ... Hélène
Un p'tit conseil ... Hélène
Un p'tit conseil ... Hélène
Hélène Hélène
Hélène bouffe de la merde
HOP HOP HOP… J’AI LES CHOCOTTES !!!! (2)
Bon traduction donc pour les non-initiés :
Je vais passer sur le BILLARD. On va m’ASPIRER les cellules adipocytes, pendant que shooté par l’anesthésie, je ferais un tour au PARADIS, histoire de pouvoir PORTER DES FRINGUES SLIM ET STRETCH SANS AVOIR HONTE.
Je sors tout juste de ma seconde consultation avec le chirurgien. Moi qui avais peur, je me sens rassurée et confiante. Il ne me ment pas, tiens à ce que je commence déjà à perdre du poids avant l’opération prévue dans 15 jours : 2 kg.
Ma peur est paraît-il naturelle et loin d’être rare. Au début, j’ai rêvé que je ne me réveillais pas. Mon rêve exact était que je n’avais pas envie de me réveiller. Cette peur s’est muée en autre chose que je n’arrivais pas à exprimer. Loin des risques opératoires limités, une peur bizarre, latente. Vais-je accepter mon nouveau corps ? Comment vais-je réagir à cette amputation de mes rondeurs adipeuses que je traîne depuis plus de 20 ans ? Décider d’en passer par une intervention chirurgicale est loin d’être une solution de facilité. J’y pense depuis 10 ans. Avant, je n’avais pas l’argent, maintenant, j’ai rassembler les munitions mais reste le courage de passer à l’acte. J’ai 30 ans, ma vie tourne au ralenti, je n’ai pas d’enfant, j’ai un capital épiderme très prometteur.
L’anesthésiste m’a révélé que la réelle peur à dépasser n’était pas celle de la douleur ou de l’intervention, c’est celle de subir une intervention médicale et chirurgicale avec les risques qui y sont liée sans LE besoin vitale. C’est de l’esthétique, du confort, du matériel. Et bien il s’avère que pour moi, cette intervention devient vitale. Ce n’est pas une nécessité médicale, il s’agit de ma santé mentale, de mon équilibre affectif, de mon épanouissement personnel, l’amour que je me porte à moi-même. Il était temps que je prenne le problème par le bon bout.
Petite boutade en passant, ce que je dis là relève bien évidemment du complexe de supériorité… non, vous ne trouvez pas ? Je suis sarcastique là…
Consultation Number One (consultation-contact-diagnostic-devis), il y a 1 mois de ça, le docteur (rien à voir avec le beau Christian Troy de NIP/TUCK) m’a dit :
« Qu’est ce que vous n’aimez pas chez vous ? »
Moi : « Euh, et bien malgré des pertes de poids, certaines zones de mon anatomie refusent de suivre le chemin. Si je fais 59 kg, je suis rachitique et toute maigre du haut, je n’ai plus de seins, mais alors les fesses, les hanches, les cuisses, les genoux font de la résistance. »
Lui : « Montrez moi donc »
Moi, heureuse d’avoir anticipé l’examen et donc de m’être épilée la veille : « Euh ok ! »
Lui : « Mais vous faites du sport ! »
Moi : « Euh oui, pourquoi ? »
Lui : « Peau très tonique, mais certaines zones ne pourront être traitées, trop de muscle. »
Moi : « ???????????? Vous pourrez me retoucher l’intérieur des mollets quand même ? Parce qu’en fait, j’ai des mollets de footballeur, et j’arrive pas à mettre de bottes. »
Lui amusé, riant presque, essayant de choper un bout de gras sur les dits mollets de footballeur : « Attendez voir, où ça ? »
Moi : « Okaaaaaaaaay, et là vous la voyez là ? »
Lui, toujours amusé : « Okay, mais vous ne pourrez pas porter de bottes tout de suite. Cette partie du corps est plus longue à cicatriser. »
Consultation Number Two :
Lui : « Alors, avez-vous des interrogations depuis notre dernière entrevue ? »
Moi : « Oui Docteur, quitte à passer sur le billard, est-ce que vous pourrez donner un petit coup sur le ventre ? »
Lui : « Faite voir ? Mais ça part tout seul ça ! »
Moi : « Mais euh… je vous explique, si j’arrête la cigarette, je risque de prendre un peu de poids, et j’ai peur que la graisse vienne se loger à cet endroit, puisqu’elle n’aura plus de place ailleurs. »
Lui : « Je vois, vous n’avez pas tort. Mais avant d’arrêter de fumer vous allez perdre du poids et renforcer le bénéfice de l’intervention. Ensuite, stabilisée, vous pourrez vous consacrer à l’arrêt de la cigarette. Remontrez moi le reste. »
Moi : « Oui, mais vous avez mis sur l’ordonnance de ne pas fumer 10 jours avant l’opération, je pensais en profiter pour arrêter. »
Lui : « On pensera à la cigarette après. Chaque chose en son temps. »
Moi, mortifiée à l’idée de me déshabiller, et oui j’étais persuadée de ne pas avoir à être réexaminée, donc pas épilée, la honte : « Désolée, ça risque de ne pas être très glamour… ! »
Lui, amusé : « Aucune importance, j’ai vu pire. »
Moi : « Vous êtes diplomate ! »
Lui : « Bien, bah on fera des croquis et des photos pour le avant-après le jour de votre entrée en clinique. Et les bottes, n’y comptez pas avant 2 mois… »
Il se souvenait de moi, un bon point pour lui, je n’étais pas qu’un gros cul parmi tant d’autres. C’est important la confiance et la cordialité entre médecin et patient.
Lui : « Une petite diète pendant 15 jours pour lancer la machine. C’est bon la soupe ? Hein et puis il fait froid, ça vous fera du bien… Y’a rien de miraculeux, rien de définitif, mais je peux faire quelque chose pour vous. Il faudra des efforts d’hygiène de vie de votre côté bien évidemment, mais cette opération va vous mettre sur les rails. »
Alors là, je ne sais pas quoi faire… je fais du sport, je ne mange pas entre les repas et pendant les repas je mange suffisamment pour être repue. Non, une salade ne me suffit pas, il me faut un bout de pain avec, pas de dessert. J’ai pas de beurre dans mon frigidaire, huile très peu ce que je mange (sauf sauce salade, à l’huile d’olive uniquement, 1 cuillère à soupe, c’est peu), pas de sucre dans le placard. Ce que je vais faire de plus, c’est bannir ma petite brioche aux pépites de chocolat du matin au profit de pain grillé sans beurre… Supprimer mes petits encas, genre chocolat Noir 70% (mais ça fait pas grossir il paraît, avec modération évidemment) et pas de salade fromagère. Il ne me reste donc plus rien… fait chier d’être une femme à qui tout profite (je parle de la bouffe). Je prends 1kg rien qu’en regardant 1 pop corn… pfffffff !


